usigny - saint-aubin en charollais - saône-et-loire (71)

> contact et accès

 

Chaud l'hiver, frais l'été :
la meilleure isolation



 

L’isolation thermique : chaud l’hiver, frais l’été

 

L’isolation thermique a pour but de faire de votre habitat un lieu où il fait bon vivre, dans une ambiance saine, en limitant la consommation d’énergie, hiver comme été : une isolation efficace permet de conserver la chaleur à l’intérieur en hiver, mais aussi de garder la fraicheur en été.

Chaque matériau d’isolation possède, de par sa structure et sa matière, des qualités propres qui contribuent à en faire un plus ou moins bon isolant selon son utilisation : la partie de la maison à isoler (toiture, murs, sol…), les matériaux déjà en place dans la structure…

 

Les notions techniques de base…

Les caractéristiques importantes à prendre en compte :

 

La conductivité thermique : coefficient lambda (λ)

C’est la capacité du matériau à transmettre la chaleur par conduction (contact direct).

Plus lambda est petit, meilleur est l’isolant.

Par exemple, les isolants végétaux ont en général un lambda avoisinant 0,040 W/m.°K (watts par mètre et par degré Kelvin).

 

Le coefficient  de conductivité thermique lambda permet de calculer le coefficient de résistance thermique R.

Plus R est élevé, plus le niveau d’isolation est élevé.

Le coefficient R est égal à l’épaisseur de matériau en mètres divisé par son coefficient lambda.

Par exemple, un isolant avec un lambda de 0,040 posé en épaisseur de 20 cm donnera un coefficient de resistance thermique R de 5     R = 0,2 m / 0,040

 

Il n’y a pas que le coefficient R qui compte…

Le coefficient R exprimant la résistance thermique est actuellement le principal critère utilisé dans la réglementation thermique et dans les performances thermiques communiquées par les fournisseurs de matériaux.

  

Cependant la resistance thermique n’exprime pas à elle seule l’efficacité et la bonne qualité d’un isolant… D’autres qualités sont importantes voire primordiales selon la partie de l’habitat à isoler :

 

L’inertie thermique

Elle traduit la capacité du matériau à stocker et restituer lentement la chaleur.

Elle est liée en grande partie à la densité (ou masse volumique en kilos par mètre cube) du matériau. En général, plus un matériau est dense, plus sa capacité thermique, c'est-à-dire sa capacité à emmagasiner la chaleur pour un volume donné, est élevée.

Par exemple des murs épais en pierre dans les anciennes maisons ont une forte inertie et mettent très longtemps à laisser entrer la chaleur en été ; en contrepartie, ils sont aussi très longs à réchauffer en hiver après une période sans chauffage.

 

L’inertie thermique est particulièrement intéressante en été, surtout pour l’isolation des espaces aménagés sous toiture, directement exposés à la chaleur du toit.

La meilleure solution consistera alors à utiliser un matériau qui a une bonne résistance thermique et une forte capacité thermique fournissant de l’inertie.

 

Elle est également très utile en hiver pour emmagasiner la chaleur solaire traversant les baies vitrées : des matériaux à forte inertie constituant le sol ou les murs vont restituer progressivement cette chaleur en soirée, longtemps après la disparition du soleil. 

 

Exemples de matériaux à forte capacité thermique : pierre, brique de terre crue et enduit terre, brique de terre cuite, pisé, béton de terre, enduit et béton chaux-chanvre, et dans une moindre mesure, parmi les isolants : la fibre de bois à densité élevée (au moins 50 kg/m3).

A noter que les laines minérales (laine de verre, laine de roche), sont de médiocres isolants pour la chaleur d’été (notamment du fait de leur faible densité : de 12 à 15 kg/m3 en général).

 

Le déphasage thermique : qu’est ce que c’est ?

 

Le dephasage thermique est la conséquence directe de l’inertie thermique apportée par le matériau. Le déphasage thermique mesure le délai en heures entre le moment du pic de chaleur d’été à l’extérieur et le moment où l’on constate la répercussion de cette augmentation de température à l’intérieur de l’habitat.

 

Un isolant à forte inertie permet de différer l’entrée de chaleur dans l’habitation de 10 à 12 heures selon l’épaisseur posée ; ainsi, l’habitation conserve une température moyenne et constante malgré les pics de chaleur qui peuvent se produire en cours de journée d’été.

 

Isolation = confort ?

 

L’effusivité thermique

 

C’est une notion importante en terme de confort : l’effusivité thermique mesure la vitesse à laquelle un matériau se réchauffe en surface. En effet, un matériau qui se réchauffe rapidement coupe l’effet « paroi froide » qui peut exister avec des murs à forte inertie (murs en pierres par exemple), à l’intersaison ou après une période d’absence sans chauffage.

 

Plus l’effusivité thermique est élevée, plus la surface se réchauffe lentement.

Exemples de matériaux à faible effusivité thermique : paille, chanvre, liège, ouate de cellulose, laine de mouton, laine de bois…

 

Comment éviter les ponts thermiques ?

 

Un pont thermique est un point faible dans l’isolation, une zone de passage de la chaleur située en général à la jonction des parois : à la liaison entre murs et toiture, murs et plancher, murs de façade et murs de refend, appuis de fenêtres… Si l’une des parois est isolée et l’autre non, il s’ensuit une déperdition de chaleur importante de la paroi isolée vers la paroi non isolée en contact.

Un pont thermique peut également être créé par les éléments de fixation des isolants s’ils sont constitués de matériaux conducteurs de chaleur (éléments métalliques notamment).

 

Des solutions techniques existent pour chaque type d’élément de parois. Ils sont évidemment plus difficiles à mettre en œuvre en rénovation, car ils consistent souvent à intégrer un élément rupteur de pont thermique dans la construction.

 

Cependant, même en rénovation, certaines techniques d’isolation permettent mieux que d’autres de limiter les ponts thermiques : par exemple un isolant soufflé ou insufflé en vrac aura une meilleure continuité qu’un isolant en panneaux ou rouleaux ; une isolation des murs par l’extérieur sera préférable à une isolation par l’intérieur pour l’élimination des ponts thermiques sur les murs de refend et la dalle d’étage…

 

Dans tous les cas, une mise en œuvre soignée au niveau de tous les raccords d’isolants entre eux et à leur jonction avec les parois permet déjà d’éliminer de nombreuses fuites de chaleur et les désordres d’humidité qui y sont liés (condensation concentrée à l’emplacement des fuites).

 

 

Le bon isolant à la bonne place…

 

Quelle partie de la maison isoler en priorité ?

Les fuites de chaleur en hiver ne sont pas uniformes dans une maison.

Selon les études menées par l’ADEME, les fuites de chaleur sur une maison mal isolée se répartissent ainsi :

 undefined

 

  • L’isolation du toit constitue la priorité : première source de déperdition de chaleur en hiver, c’est aussi la partie de la maison qui apporte le plus de chaleur en été. Dans une région comme la Bourgogne où peuvent alterner des hivers froids et des étés chauds, il est important de choisir un isolant alliant une bonne résistance thermique et une bonne inertie, dans une épaisseur suffisante . Quelques exemples parmi les matériaux écologiques : fibre de bois ou fibre de bois et chanvre en forte densité (au moins 50 kg/m3), ouate de cellulose soufflée en densité suffisante (au moins 30 kg/m3) ou insufflée dans les rampants.

 

Voir les epaisseurs d’isolant conseillés par la règlementation thermique

 

 

Comment isoler la toiture ?

 

Différentes techniques d’isolation de la toiture existent :

 

- isolation au sol des combles perdus : soufflage d’isolant en vrac, mise en place de panneaux semi-rigides d’isolant entre solives, de rouleaux d’isolant déroulés au sol. Dans le cas de panneaux ou rouleaux, il est préférable de poser deux couches croisées afin de limiter les ponts thermiques aux joints entre panneaux ou rouleaux. Quelques matériaux écologiques bien adaptés à ces techniques : ouate de cellulose en vrac, fibre de bois ou fibre de bois-chanvre, laine de chanvre

 

- isolation sous rampants de toiture des combles aménagés ou aménageables : insufflation d’isolant en vrac derrière un film frein-vapeur, pose de panneaux flexibles entre chevrons, et d’une deuxième couche croisée sous chevron dans une ossature. L’utilisation d’un film frein-vapeur est fortement recommandée dans ces configurations pour permettre une bonne régulation de l’humidité.

En savoir plus sur la régulation d’humidité 

Quelques matériaux naturels bien adaptés : ouate de cellulose en vrac, fibre de bois ou fibre de bois-chanvre, laine de chanvre

 

-       isolation sur toiture ou Sarking : en construction neuve ou lors d’une réfection de toiture : l’isolant est posé sur platelage au-dessus des chevrons.

Avantages : laisser les chevrons apparents et conserver de la hauteur sous plafond dans les combles, supprimer les ponts thermiques qui peuvent exister avec les isolants flexibles posés dans une ossature. Le matériau écologique adapté : la fibre de bois rigide et dense, qui peut également servir de pare-pluie.

 

 

Comment isoler les murs ?

 

  • L’isolation des murs

 Quatre types d'isolation existent, selon les possibilités de mise en oeuvre et le moment où l'isolation est conçue :

 

- l'isolation répartie : lors de la construction, un monomur constitue à la fois l'élément constructif et l'isolant ; les matériaux le plus souvent utilisés sont les briques de terre cuite, les blocs de béton cellulaire ou d'argile expansé, de pierre ponce... Des matériaux anciens reviennent également en force comme l'enduit chaux-chanvre banché ou en blocs, ou les bottes de paille, en remplissage d'une ossature bois.

 

- l'isolation médiane : également lors de la construction, le plus souvent pour les murs à ossature bois, l'isolation est constituée d'isolants en vrac ou panneaux, maintenus entre des panneaux pare-pluie à l'extérieur et des panneaux de contreventement à l'intérieur. Les isolants écologiques sont tout à fait adaptés à ce type d'isolation : panneaux de fibre de bois de différentes densités, ouate de cellulose en vrac, de même que pare-pluie et panneaux de contreventement en fibre de bois.

 

- l'isolation par l'extérieur : l'isolant est rapporté à l'extérieur sur le mur construit ; c'est la solution de loin préférable pour éviter les ponts thermiques. Cependant, elle n'est pas toujours facile à mettre en oeuvre car elle impose de refaire l'enduit extérieur, de rallonger les fixations de volets, déplacer les descentes d'eau... Les solutions utilisant des matériaux écologiques sont de trois sortes : soit l'application ou projection d'un enduit isolant épais de type chaux-chanvre, soit le doublage par des blocs isolants de type chaux-chanvre, soit enfin l'utilisation de panneaux vissés sur le mur ou maintenus entre tasseaux, qui seront ensuite recouverts d'un enduit de finition, ou d'un bardage en bois. Les matériaux écologiques possibles : fibre de bois rigide, liège expansé...

 

- l'isolation par l'intérieur : l'isolant est rapporté à intérieur des murs ; elle est souvent plus pratique en rénovation, mais elle n'élimine pas les ponts thermiques générés par les murs de refend et les dalles. Elle peut également être pénalisante en terme d'espace intérieur lorsque les pièces sont de taille réduite. La technique la plus répandue est celle de l'ossature (de préférence bois, l'ossature métallique générant plus de ponts thermiques) qui maintient des panneaux d'isolant flexibles : laine de bois, laine de bois et chanvre, laine de chanvre... à choisir selon la densité et le degré de souplesse souhaités.

Le remplissage de caissons par un isolant insufflé en vrac comme la ouate de cellulose (à une densité suffisante pour éviter le tassement) apporte une amélioration par rapport aux panneaux en éliminant les ponts thermiques éventuels aux joints entre panneaux.

Bien entendu, il est également possible d'appliquer un enduit isolant comme le chaux-chanvre, en tenant compte de son temps de séchage long (plusieurs mois).

Enfin, si les murs sont droits, il est possible de visser des panneaux rigides comme la fibre de bois rigide ou le liège expansé, ou de monter des blocs chaux-chanvre, qui pourront être enduits pour la finition.

 

Important : en isolation par l'extérieur ou l'intérieur, il faut le plus possible respecter la perméabilité à la vapeur d'eau des murs. Le choix des matériaux ne doit pas imposer une barrière étanche à l'évacuation naturelle de la vapeur d'eau produite à l'intérieur de l'habitat. Les isolants écologiques cités plus haut, associés à un frein-vapeur choisi en tenant compte de la nature de la paroi, permettent cette régulation naturelle et évitent les phénomènes de condensation et de détérioration à long terme. 

 

 

 

Comment isoler le sol ?

 

  • L’isolation du sol

 

 

 

 

L’isolation phonique ou acoustique : la tranquillité retrouvée

 

L’isolation phonique ou acoustique vous apporte une protection contre les bruits venant de l’extérieur ou d’autres pièces de la maison. Limiter ainsi les nuisances sonores contribue grandement à l’ambiance agréable et harmonieuse de votre lieu de vie.